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Vers l'école
secondaire 








 HISTORIQUE DE L’ECOLE FONDAMENTALE DE SAINT-ANDRE
TOURNAI
(Par Thierry URBAIN, instituteur à St-André Tournai de septembre 1977 à décembre 2010)


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(Disponible à l'école
au prix de 25,00 €)
Couverture du livre





































photo école primaire tournai 1908





logo autocollant

Si l’origine de Saint-André à Tournai remonte au Moyen-âge avec le développement d’un couvent, l’origine de l’école est plus récente et liée au développement de l’enseignement en général.
Pour ce qui appartient à la congrégation et à la première partie du développement de Saint-André, je vous invite à rejoindre le lien de l’école secondaire.
(Lien vers le site de St-André à Ramegnies-Chin)
   
C’est tout à la fin du XVIIème siècle que la congrégation va accueillir des jeunes filles dans un but éducatif global et non pas uniquement en vue de les préparer à devenir religieuses.
Le XVIIIème  siècle va confirmer avec succès le développement de cette orientation nouvelle de la congrégation des religieuses de Saint-André.
L’argent des pensionnaires, issues de la grande et petite noblesse, permet  de soutenir  la maison Saint-André sans aucune dette.
Lorsqu’à la révolution française, en 1796, la maison se voit dissoute par les autorités occupantes, les pensionnaires étaient une centaine.
La réorganisation révolutionnaire étant un échec, Napoléon va permettre aux couvents de se réorganiser.

Les sœurs Séraphine Hauvarlet et Sophie Morelle rachètent une partie notable de l’ancien couvent, s’y installent en mai 1801 et y établissent une école gratuite pour filles.
L’article premier des statuts des Sœurs et Dames de Saint-André Tournai est :
« La fin des Sœurs ou Dames de Saint-André réunies est l’instruction gratuite des pauvres filles et l’éducation des demoiselles…»

En 1810, les locaux de Saint-André sont occupés par 6 sœurs, 2 novices, 2 postulantes, 10 élèves gratuites et 30 payantes.
Le testament de Séraphine Hauvarlet en 1816 nous apprend la détermination de cette dernière à voir se développer et se perpétuer son œuvre d’éducation et d’instruction pour les plus pauvres. Il prévoit également des maîtresses rémunérées, un programme d’enseignement, des consignes pour l’acceptation des élèves et des moyens financiers. Le tout est placé sous la juridiction de l’évêque de Tournai et du curé de Saint-Nicolas.

En 1823, le succès de l’internat permet  de financer l’instruction gratuite par deux maîtresses à plus d’une centaine d’élèves.

En 1840, l’école payante, autonome quant à son fonctionnement, comptait plus de 150 pensionnaires issues des meilleures familles de Belgique et du Nord de la France.

En 1842, l’école gratuite de Saint-André entre dans les conditions pour devenir une école adoptée suivant la loi Nothomb et reçoit dès lors des subsides de l’Etat.
L’école gratuite comptait 137 élèves en 1843-1844.

En 1877, l’école payante compte 175 élèves pour  200 élèves réparties en 4 classes à l’école gratuite.
L’institut Saint-André devient à cette époque le berceau d’une fondation Saint-André qui va essaimer à travers le monde.

 

L’Institut Saint-André Tournai connaîtra alors sa période faste.








C’est en grandes pompes qu’en 1931, l’institut célèbre ses 7 siècles d’existence avec messe célébrée par Mgr Rasneur. Réjouissances, articles dans les journaux, livret commémoratif,… centenaire



Voici un extrait de la revue Saint-André, juste avant la deuxième guerre mondiale.
centenaire-1



centenaire-2


facade de l'école
pensionnat St-André



Si la première guerre mondiale n’a pas changé la destinée de Saint-André, la deuxième la bouleversera profondément.

Mai 1940.  L’école payante compte encore environ 150 enfants malgré l’absence des élèves françaises retenues chez elles en prévision de la guerre alors que l’école gratuite avait perdu de sa vitalité.

Mais le 16 mai 1940, l’école est bombardée et est détruite avec l’incendie.

7 siècles partent en fumée…

bombardements 1940



Seule, la maison de retraite (l’ancienne aile de notre bâtiment actuel) résiste à l’incendie.

Les élèves de Saint-André se retrouvent éparpillées suivant les sections et les possibilités d’accueil.

Après avoir été accueillies à Saint-Brice, les élèves de l’école payante se retrouvent au Quai des Salines et à Néchin ; ensuite, à Passy-Froyennes (Saint-Luc) et puis à Sainte-Thérèse à Ramegnies-Chin.

L’école gratuite se retrouve dans un premier temps au numéro 29 du Quai des Salines.  Toutefois, après le départ des religieuses, elle réintègre les locaux de la maison de retraite.





En 1948, sous l’impulsion du curé de la paroisse Saint-Nicolas, l’école adoptable de Saint-André fusionne avec l’école primaire paroissiale pour filles installée boulevard du Nord (Bd Eisenhower) et devient l’Ecole paroissiale Saint-Nicolas pour filles patronnée par Saint-André. Cependant, la paroisse Saint-Nicolas et l’institut Saint-André restent respectivement propriétaires de leurs biens.

En quelques années, Saint-André va s’affirmer comme étant l’école libre pour filles du quartier Saint-Nicolas en ramenant toutes les classes primaires à l’Avenue Delmée, ne laissant qu’une classe gardienne au Boulevard Eisenhower.

Progressivement à partir de l’année scolaire 1953-1954, avec le départ des enfants des Sœurs de Charité et l’arrivée des pensionnaires de Ramegnies-Chin, l’école adoptable va perdre sa connotation d’école des pauvres pour  être apparentée à une école bourgeoise. C’est également la fin du IVème degré et le départ d’élèves vers des écoles professionnelles.

Pour l’année scolaire 1955-1956, Saint-André Tournai compte 5 classes primaires avec au total 124 élèves et une classe maternelle avec 41 inscrits et au Boulevard Eisenhower, une classe maternelle avec 36 inscrits.

Cette dernière reprendra rapidement son indépendance vis-à-vis de Saint-André.

Une école maternelle verra le jour au mois de septembre 1962 dans le cadre du château à Ramegnies-Chin pour les enfants du village.
Parvenus à l'âge de l'école primaire, ces enfants profitent, avec les internes, du service d'une navette d'autobus qui relie les élèves du secondaire de la gare de Tournai à Ramegnies-Chin mais dans le sens contraire pour rejoindre Saint-André Tournai, à la rue du Château.

La réduction de la population scolaire obligera l'école maternelle à fermer ses portes le 30 septembre 1996.




Le 2 septembre 1963 verra les enfants de l’école fondamentale rentrer dans les nouveaux locaux tant attendus.

1974-1975, pour contrecarrer un tassement de la population scolaire et se mettre au diapason de l’époque,  l’école entame la mixité en première année primaire.

Laborieuse dans son adaptation, cette mixité s’avère aujourd’hui un succès avec une quasi-parité filles-garçons.

rentrée 1963



En 2009, la pelleteuse fut à nouveau nécessaire pour transformer la cour intérieure en une grande classe permettant ainsi de disposer de locaux en suffisance pour les élèves de l’école maternelle.

Aujourd’hui, l’école fondamentale Saint-André s’affirme comme étant une école dont la pédagogie prônée vise à former des élèves avec une « tête bien faite », plutôt qu’une « tête bien pleine », tout en garantissant un bagage suffisamment solide pour la poursuite des études secondaires.

travaux 2009









L’année scolaire 2010-2011, Saint-André comptait 10 classes primaires pour 205 élèves et 6 classes maternelles pour 125 élèves.




photo 2011